La culture catholique est si riche que les jeunes de Juventutem n'ont aucune difficulté à y trouver une aide substantielle pour le développement de leur sensibilité humaine, pour leur apostolat et pour leur édification surnaturelle.
A titre d'exemple, la collection de cédéroms "L'art pour l'âme" (dirigée par l'Assistant Ecclésiastique de Juventutem) propose un regard de foi sur des tableaux chrétiens classiques. Des cédéroms consacrés à Georges de La Tour, à Caravage et à la Renaissance Italienne ont ainsi été projetés sur écran à des groupes de jeunes de Juventutem dans le cadre d'ateliers sur la culture catholique.
Veuillez visiter le site Internet L'art pour l'âme pour une description complète des cédéroms.

Avant-propos au 3ème cédérom: Lettre du Cardinal Paul Poupard, Président du Conseil Pontifical de la Culture.
Monsieur l'Abbé,
J'ai bien reçu le troisième volume de votre collection de cédéroms d'art chrétien « L'art pour l'âme », et je vous en remercie. Après La Tour et Caravage, vous présentez trois œuvres maîtresses de la Renaissance italienne: Le mariage de la Vierge de Raphaël, La mise au tombeau de Michel-Ange et Noli Me tangere du Titien, autour d'un thème conducteur, la méditation sur le Corps du Christ: avant sa naissance, à sa descente de Croix et au matin de la Résurrection.
La culture dominante propose aux hommes et aux femmes de notre temps tous les éléments d'un culte du corps, présenté comme idéal « sans chair» où l'enveloppe du paraître se veut le détonateur de tous les désirs. Dans le même temps, les journaux télévisés ne cessent de présenter les images de corps mutilés, cadavres déchiquetés par la haine et la terreur, dans une atmosphère de chaos et de désespoir.
Votre réflexion sur le corps est à l'opposé de cette contre-culture. Vous présentez les œuvres de la Renaissance, parce qu'elles insistent sur la matérialité du corps et disent sa vocation surnaturelle: même blessée par la souffrance et la mort, la chair, temple de l'Esprit, apparaît dans sa dignité et sa vocation surnaturelle. Je le disais dans Foi et Cultures (C.L.D., 2001, p. 44): «L'anthropocentrisme désabusé de la culture contemporaine n'était pas pensable [pendant la Renaissance]. L’homme prenait place dans l'univers à un rang que Dieu lui avait réservé par amour: le premier dans l'ordre de la création! A échelle humaine, cette anthropologie est valorisante et source de quiétude ».
Avec mes encouragements pour cette magnifique initiative d'évangélisation par la culture et la beauté, je vous redis mon cordial dévouement en Notre-Seigneur.
PAUL CARDINAL POUPARD
Cité du Vatican, le 1er juin 2004